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Angle Attac (février 2004) /1-4 : Quelques brèves


Vladimir Poutine, l’actuel président russe, est sûr de remporter les prochaines éléctions présidentielles ; l’issue du scrutin ne fait pas plus de doute qu’une finale de Star Academy. Ses principaux rivaux, Guennadi Ziouganov, chef du parti communiste (ou de ce qu’il en reste) et Boris Nemstov, leader du SPS (parti libéral) ont annoncé qu’ils se retiraient de la course au Kremlin. Effrayés par l’écrasante côte de popularité du “ tsar ” Poutine (près de 80% des russes le soutiennent !), ces derniers préférent déclarer forfait que de subir une humiliante défaite. Les prochaines élections ne seront donc qu’une simple formalité. Le casseur de tchétchénes va poursuivre son oeuvre. Et il est à craindre que sa politique belliqueuse reste impunie. Le contexte international ne joue pas en la faveur des tchétchénes considérés comme des terroristes de bas-étage par le Kremlin qui profite des “ lois anti-terroristes ” promulguées après le 11 septembre pour mater une résistance qu’elle assimile au mal. Procédé facile de diabolisation de l’ennemi... qui assure le succès de Poutine.


Laurette Onkelinx (PS) se prend pour Big Brother et veut vous mettre sur écoute. Sa porte-parole a en effet déclaré à la Gazet van Antwerpen que “ selon la ministre de la justice, la Sûreté de l’Etat doit pouvoir écouter les conversations des citoyens ” qu’ils aient commis ou non des actes délictueux. Il s’agit donc ici de légitimer les écoutes téléphoniques préventives ; Cette pratique digne des régimes fascistes démange d’ailleurs la Sûreté de l’Etat depuis un certain temps.


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Les réfugiés iraniens qui occupaient l’ULB (de septembre à décembre 2003) ne sont pas arrivés au bout de leurs peines. Après avoir été chassés de l’ULB dans la plus grande indifférence, nombre d’entre eux se sont retrouvés à l’Eglise des Minimes de Bruxelles (après un passage par les garages du commissariat de Laeken, où ils ont été détenus dans des conditions déplorables) pour entamer une nouvelle grève de la faim. Ils réclament la protection internationale des autorités belges mais ces dernières ignorent leurs revendications et ne souhaitent que les voir retourner en Iran. Pourtant, s’ils devaient rentrer là-bas, nombreux sont ceux qui finiraient la corde au cou pour avoir osé s’opposer au régime islamique de Mohamad Khatami. Mais cela n’emeut guère notre ministre de l’Intérieur, Patrick Dewael qui a réagit à l’annonce de cette seconde grève de la faim en déclarant qu’ “ une grève de la faim reste, pour le ministre, inacceptable dans un Etat de droit démocratique. Le ministre ne se laisse pas influencer de cette façon ”.


Haïti, cette petite île antillaise qui fut le premier Etat noir indépendant a soufflé les 200 bougies de son indépendance le 1er janvier dernier. Les haïtiens ont donc fêté l’évenement mais cette facade de symbole de la liberté ne suffit pas à masquer l’extrême pauvreté qui règne dans ce pays laminé par les dictatures successives. De plus, à cette crise économique qui fait d’Haïti le pays le plus pauvre d’Amérique s’ajoute en ce moment une crise politique qui secoue le régime de Jean-Bertrand Aristide. En septembre dernier, des manifestations avaient eu lieu au nord de l’île pour protester contre son régime ; en décembre, elles atteignaient la capitale Port-au-Prince. Le 22 décembre, la situation s’est empirée, lorqu’une manifestation pacifique d’étudiants dispersée par les milices armées pro-gouvernementales s’est soldée par 2 morts et des dizaines de blessés. Aussitôt, le peuple a réclamé la démission de celui qu’on appelle “ le curé des bas-quartiers ”, et qui fut pendant longtemps le symbole d’un espoir de développement pour l’île. Mais ses promesses n’ont pas été tenues et aujourd’hui la crise politique est telle que des membres importants du gouvernement d’Aristide (dont 3 ministres) ont démissioné.


Selon un récent rapport de la FAO (Organisation pour l’alimentation et l’agriculture), le nombre de personnes souffrant de la faim aux USA est sans cesse croissant et concernerait près de 30 millions de personnes en 2002 (soit 11% de la population !) dont plus d’un tiers seraient des enfants.

Entre 1999 et 2001, le nombre de sans-abris a augmenté de 30% à New-York ; il s’agirait d’une population de 30.000 personnes constituée de plus d’un tiers d’enfants.

Contrairement à ce que beaucoup de gens pensent, l’augmentation de la pauvreté joue en faveur de ceux qui contrôlent le gouvernement aux U.S.A. EN effet, l’objectif de ces derniers est que l’armée américaine dispose de suffisamment de soldats de base pour imposer leurs intérêts économiques dans le monde. Or, l’accroissement de la pauvreté a pour effet d’augmenter le nombre de personnes disposées à risquer leur vie sur les champs de bataille.


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