% ATTAC - Bruxelles 1 %
Accueil > AGENDA > L’autre agenda > Petite philosophie de la dette et de la finance

Le 27 mai à 19h au Cinéma Nova

Petite philosophie de la dette et de la finance

Crise des subprimes, faillite de la banque d’affaires Lehman Brothers, mise à sac de la Grèce, premières mesures d’austérité en Belgique au nom du "pacte de stabilité européen", récession dans toute la zone euro. La liste s’allonge inexorablement. Fatalité ? En l’espace de deux soirées, alternant films et discussions avec des économistes et des penseurs hétérodoxes, nous tenterons de comprendre les tenants et aboutissants d’une machinerie financière qui donne le tempo à un monde devenu globalisé.


Cette seconde soirée prendra un peu de hauteur pour aborder les liens entre dette et finance. Dans sa forme, la soirée sera plus "classique", débutant par la projection d’un film suivie d’une discussion avec deux invités :
- André Orléan, Président de l’Association Française d’Économie Politique, membre du collectif des "Économistes Atterrés" et auteur d’un récent best-seller (dans le genre) "L’empire de la valeur. Refonder l’économie" au Seuil. André Orléan y plaide pour un nouveau cadre de pensée économique.
- Maurizio Lazzarato est un sociologue et un philosophe italien, auteur aux éditions Amsterdam de "La Fabrique de l’homme endetté. Essai sur la condition néolibérale". Selon lui, le programme néolibéral vise à "transformer chaque individu en sujet économique endetté"...

+ FILM Debtocracy
De Aris Hatzistefanou & Katerina Kitidi, 2011, GR, video, vo st fr, 75’

"Debtocracy" traite de la crise de la dette grecque. Réalisé avec un budget très modeste, ce documentaire politique a fait le tour du monde. Il affirme que ce qui se passe dans leur pays n’est pas dû à la seule responsabilité des grecs et à leur soi-disant fainéantise. Si les hommes politiques locaux ont joué un rôle indéniable dans le déclenchement des événements actuels, le film pose également le problème de la crise de la dette à un niveau plus général : celui de la construction européenne et celle de l’Euro, notamment. Si un pays comme la Grèce est surendettée, c’est aussi parce que certains leur ont prêté cet argent... Selon les réalisateurs, les objectifs des plans de sauvetage successifs à destination de la Grèce ne visent ainsi pas tant à aider la Grèce qu’à sauver les banques françaises et allemandes, gorgées de titres de la dette grecque, qui tomberaient si la Grèce faisait banqueroute. Le film plaide pour l’instauration d’une "commission d’audit" de la dette grecque. Il prend pour exemple l’Équateur et montre comment ce pays a réussi à s’en sortir en "répudiant" une partie de sa dette, en raison de son caractère "odieux". Une invitation à prolonger cette démarche.

Au Cinema Nova - 3 rue Arenbergstraat - 1000 Bxxl
PAF : 3,5€ / 2,5€


SPIP