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SUR TOUS LES FRONTS !


L’ordre règne. Les inégalités se creusent de manière vertigineuse. Les rapports marchands sont en passe de tout coloniser. L’ordre règne et ses défenseurs renouvellent sans cesse les armes de sa domination. Responsables politiques, experts assermentés et intellectuels de connivence, tous parlent du travail d’après son « coût », assimilent la protection sociale à des « charges », font passer des régressions pour des « réformes », opposent qui a un métier et qui n’en a pas, qui est né ici ou qui ne l’est pas. Il faudrait donc acquiescer à cet ordre délétère, sans autre forme de procès. Pourtant, l’insubordination est là qui a pour vocation de ne pas accepter le monde tel qu’il va… Pour preuve : cette édition, forcément passionnée, d’Angles d’Attac [le journal illustré d’Attac-Bruxelles 1]

¿PODEMOS ? [Isabelle CARRY, Renaud LAMBERT]
Madrid, 15 mai 2011. Des centaines de milliers de manifestants se rassemblent à la Puerta del Sol, au cœur de Madrid. Un slogan émerge bientôt de leurs rangs : « Le peuple, uni, n’a pas besoin de partis »… Janvier 2014 : création d’une constellation politique flambant neuve, Podemos. Quinze mois plus tard, la formation cartonne aux élections municipales… Un miracle ?

LA SQUATTEUSE A GAGNÉ [Isabelle ANGELLI, François MUSSEAU]
En 2009, avec des dizaines de camarades, elle empêche l’accès d’un logement à une cohorte d’huissiers et de policiers décidés à expulser des locataires impécunieux : les images de la jeune femme, traînée à terre par des agents, secouent les médias. Février 2013, devant une Commission du Parlement, elle qualifie le Président de l’Association espagnole des banques –qui vient de nier le problème du logement– de « criminel ». Ses propos la rendent célèbre dans toute l’Espagne. Le 24 mai dernier, sous la liste unitaire « Barcelona en Comù », Ada Colau a remporté la mairie de la plus grande ville de Catalogne.

MAINTENANT ! [Frédéric LORDON]
On a beau multiplier les arguments, les cas et les expériences, il y a une forme de cécité ou de tétanisation politique inexplicables qui laissent une partie de « la gauche » interdite, et incapable de conséquence. Car nous savons maintenant ce que l’Union européenne sous principes allemands fait subir à la Grèce, et ce que pèse une crise humanitaire face à une orthodoxie monétaire absolutiste : rien.

A DIX-HUIT CONTRE UN [Laurence ANGELLI, Stélios KOÚLOGLOU]
« La Grèce doit payer, ce sont les règles du jeu européen ». Depuis l’arrivée de Syriza au pouvoir, « les institutions » européennes et les autres pays de l’eurozone ont usé de toutes les armes pour obliger Athènes à rentrer dans le rang. Cynisme, crapuleries, mauvaise foi, pressions et chantage.

QUITTER OU S’ACQUITTER [Laurence ANGELLI]
Elu avec 36% des voix, Syriza et son leader Aléxis Tsípras sont soutenus aujourd’hui par 70% de la population. Essentiellement en raison de leur résistance aux exigences de Bruxelles. « Si la Coalition de la gauche radicale cède, elle se grille. Syriza représentait à peine plus de 4% des électeurs en 2009. Toute la popularité acquise depuis… n’est qu’un prêt contre l’austérité ». D’où l’importance déterminante que pourraient constituer les conclusions de « la Commission pour la vérité sur la dette grecque »

L’ISSUE DE SECOURS [Jean FLINKER, Lena MAZZOTTI]
« Ce qui se déroule depuis des mois, ce n’est pas une négociation, c’est une extorsion. Du point de vue de la Commission européenne, de la BCE et du FMI, l’agenda est clair. C’est encore et toujours la même injonction : l’application de mesures antisociales inhumaines. Ce qu’ils exigent, c’est une capitulation pure et simple, la négation absolue du programme pour lequel Syriza a été élu. Y compris dans ses aspects les plus sublimés, d’urgence humanitaire ». Telle est l’analyse, lucide, de Panagiotis Sotiris, un des dirigeants du Parti Antarsia.

AUCUN CRÉDIT ! [Sylvie MARECHAL]
Pour sauver les banques de la mort subite, les Etats européens n’avaient ni hésité ni lésiné. Le montant des aides publiques mobilisées a vite atteint la somme faramineuse de 1.600 milliards d’euros... Mais, les autorités de l’UE l’avaient juré-promis : l’Europe allait se donner des législations régulatrices à même de dompter un monde financier avide et prédateur –qu’on avait, jusque-là, trop laissé agir à sa guise. Où en est-on, sept ans après ? Nulle part…

« NON, JE N’IRAI PAS ! » [Anne MORELLI]
Les tickets se sont vendus comme des petits pains : plus de 200.000 personnes sont attendues à Waterloo, du 18 au 21 juin, pour assister à une reconstitution historique hors du commun. Mais s’agit-il d’aller ainsi honorer des milliers de morts « utiles » ? Interrogée par La Libre Belgique, l’historienne Anne Morelli répond : « Ce n’est pas une commémoration mais un pur défoulement carnavalesque »… Décapant.

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