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« NOS PREMIÈRES ARMES »


Il s’est vendu, dans le monde, 1,46 milliard de smartphones en 2016. Un tiers de l’humanité porte un ordinateur dans sa poche. Tripoter cet appareil si pratique relève d’une telle évidence qu’on en oublierait presque le troc qu’il nous impose et sur lequel repose toute l’économie numérique : les entreprises de la Silicon Valley offrent toute une panoplie d’applications à des utilisateurs qui, en échange, leur abandonnent leurs données personnelles. Localisation, historique de l’activité en ligne, contacts…, tout est collecté sans vergogne, analysé et revendu à des annonceurs publicitaires trop heureux de cibler « les bonnes personnes en leur transmettant le bon message au bon moment », comme le claironne la régie de Facebook. « Si c’est gratuit, c’est vous le produit », annonçait déjà un adage des années 1970.
Les mastodontes américains Amazon, Google et Microsoft prospèrent sur ce « péché originel ». « Ce qui gît au fond de l’accumulation primitive du capital, écrivait Karl Marx en 1867, c’est l’expropriation du producteur immédiat ». Pour clôturer les pâtures communes, mettre au travail salarié les paysans affamés ou coloniser le Sud, le capital a ainsi eu recours à « la conquête, l’asservissement, la rapine à main armée, le règne de la force brutale ». Au 21ème siècle, l’arsenal comprend désormais des armes plus légères mais autrement redoutables.
Privatisation, financiarisation, marchandisation…, ce numéro incisif d’Angles d’Attac [le journal illustré d’Attac-Bruxelles 1] fait le point et le coup de poing.

SANS CRIER GARE ! [Marie-Ange THIEBAUD]
Au début de 20ème siècle, la Belgique comptait plus de 1.150 gares. En 2016, il ne reste –sur le réseau– que 150 points d’arrêt avec guichets.
Retards chroniques, durée allongée des trajets, trains annulés, manque de places, réduction continue du personnel…, tout semble organisé pour que le rail soit structurellement désorganisé. Dernier exemple en date : Infrabel, le groupe gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire, annonce une baisse de 27% de l’emploi (soit 3.774 personnes) d’ici 2020.

GARDER LA LIGNE [Julian MISCHI]
En vigueur dans plusieurs États européens, la privatisation du rail a accéléré la fermeture des lignes locales, décuplé le prix des tickets et augmenté le nombre d’accidents. En Grande-Bretagne, pays pionnier dans la course à la rentabilité, les usagers ne se laissent plus faire.

PAS DE PITIÉ POUR LA GRÈCE [Valérie MERLES]
La Grèce est l’inconscient refoulé de l’Europe. D’un côté, elle est célébrée dans l’imaginaire historique comme le berceau de l’Occident. De l’autre, l’Union européenne la maintient dans la situation d’une travailleuse sexuelle : elle « l’éro-touristise » en même temps qu’elle l’injure, l’endette, la désire, et exige qu’elle écarte les cuisses devant la spéculation financière.

VIE ET MORT DES CLINTON [Pierre CARREY]
De son apparition en 1985 à son échec final lors de l’élection de Donald Trump, le mouvement des « Nouveaux Démocrates » (dont faisaient partie les Clinton) a réorienté le parti –abandonnant combats sociaux, antiracisme et lutte contre les richards de « haut vol ».

GOLDMAN SACHS AU POUVOIR [Vincent DOZOL]
Le candidat « anti-establishment » Donald Trump avait fait campagne en fustigeant les liens entre Hillary Clinton et la finance. Moins de deux semaines après son élection à la présidence des Etats-Unis, le richissime bonimenteur choisit trois dirigeants de l’empire bancaire le plus détesté… pour régenter la nouvelle Administration américaine.

PORTINARI ![Vincent NOCE]
Héros dans son pays, Cândido Portinari a toujours eu à cœur de peindre sa terre et ses gens. Citoyen engagé, célébré à l’égal d’un « Michel-Ange brésilien » pour ses chefs d’oeuvre aux découpés chromatiques, cet artiste prolifique est pourtant largement méconnu en Europe.

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