% ATTAC - Bruxelles 1 %
Accueil > Articles et documents > Crise économique > La crise chronique ou le stade sénile du capitalisme

Publicité de livre

La crise chronique ou le stade sénile du capitalisme

Personne ne doute que le capitalisme soit en crise. Les quelques épisodes de brèves reprises ici ou là permettent aux « experts » de claironner que le système va toujours de l’avant. Pourtant les contradictions se multiplient, s’approfondissent et se résolvent en crises de plus en plus fréquentes et de plus en plus pénibles pour l’immense majorité des populations. Le constat de ces catastrophes n’est pas en question. Les krachs financiers, le chômage, le sous-emploi, la précarité, la misère, les pandémies, les désastres écologiques, les guerres se succèdent à une fréquence accélérée, fragilisant de plus en plus les grands centres du capitalisme. L’analyse des crises quant aux constats n’a guère d’intérêt. Par contre, l’étude de leurs causes en vue de dégager des solutions s’avère bien plus importante.

Face à ceux qui ne voient dans les crises que des causes conjoncturelles ou particulières, face à ceux qui considèrent qu’il ne s’agit là que de dérèglements qu’il serait possible de corriger en mettant l’économie au service de l’homme ou en humanisant le capitalisme ou encore en assignant à l’Etat ou à quelque autre super-institution une mission régulatrice, Tom Thomas affirme que les crises sont structurelles et inhérentes au système lui-même.

C’est donc le système lui-même qui est en cause, système qui, comme il sera montré « ne peut plus se survivre que dans une agonie perpétuelle, une sorte de stagnation dans laquelle ses avancées scientifiques et technologiques ne pourront s’opérer que sur la base de destructions et de chômage croissants, et du développement d’une oppression bourgeoise de plus en plus totalitaire dans tous les domaines politiques, culturels et sociaux ».

Cette situation manifeste ainsi que le capitalisme a créé les conditions objectives de sa propre destruction. Quant à savoir s’il s’effondrera de lui-même ou à l’issue d’un processus révolutionnaire, c’est mal poser la question car la lutte des classes est aussi inhérente au capitalisme que la situation de crise. Et ce qui est certain, c’est que les crises minent le pouvoir politique de la bourgeoisie, sapent les alliances de classes sur lesquelles est basée son hégémonie, suscitent des mouvements de résistance, aiguisent les conflits, exacerbent les antagonismes. De la manière dont ceux-ci seront résolus, résultera le socialisme ou la barbarie.

Tom Thomas, La crise chronique ou le stade sénile du capitalisme, éditions Contradictions, n°106, Bruxelles, 2ème trimestre 2004, 140 p., 10 Є.

Tom Thomas est un auteur économique marxiste. Il a déjà écrit : Les mondialisations, éditions Contradictions, n°102, 2003, 140 p., 10 Є ; L’hégémonie du capital financier et sa critique, éditions Albatroz, Paris, 1999. Des ouvrages très intéressants, certainement à contre-courant.

On peut se procurer l’ouvrage en librairie ou en s’adressant directement aux éditions Contradictions de Bruxelles.

Les commandes à Contradictions peuvent se faire en envoyant un chèque de 10 Є à Contradictions (Belgique : 2 avenue des Grenadiers, 1050 Bruxelles ; France : 132, boulevard de la Liberté, 59800 Lille) ou en versant 10 Є sur l’un des comptes de Contradictions (Belgique 001-0710071-10 ; France : 30002-00421-742728 Q-34).



SPIP