samedi 18 septembre
Ce que l’histoire officielle n’a jamais dit et ne nous dira jamais...
SAMEDI 18 SEPTEMBRE, de 11 à 18 heures,
Attac-BRUXELLES 1 vous invite à en débattre au Musée de la Résistance avec une ancien Partisan et trois historiens.
Le 18 septembre ?
Toute une « journée » (à réserver dans vos agendas) et qui donne droit, en plus, à : une visite commentée du Musée (un petit bijou) ; les plus beaux chants de résistances par les choristes du groupe Les voix des Garennes ;
ainsi que la projection d’un film exceptionnel
UN PASSÉ QUI NE PASSE TOUJOURS PAS...
28 mai 1940. La Belgique vertueuse capitule. Avec le Roi, avec les dignitaires de l’armée et les prélats de l’Eglise, avec les politiciens effarés et la bourgeoisie affairée.
Puis le patronat opportuniste et les banquiers affairistes reprennent le gouvernement des choses –décidés à collaborer à l’effort de guerre allemand, plutôt que de perdre profits, aises et influence. « Toute la question, résumera Alexandre Galopin, le Gouverneur de la Société Générale, est de savoir si le pillage économique du pays se fera avec ou sans nous ».
Dès les débuts de l’Occupation pourtant –malgré les représailles–, les premiers actes de désobéissance civile attestent la persistance d’un refus minoritaire mais résolu à l’Ordre nouveau, une résistance multiforme –souvent efficace, toujours exemplaire– qui contribuera à construire, petit à petit, un nouvel esprit public (tel est l’objet du premier exposé de Jean-Jacques BOUCHEZ, Conservateur du Musée).
Dans cette opposition montante et démontée, la lutte armée (qu’elle prenne la forme d’actes violents contre l’Occupant nazi, ses zélateurs ou les traîtres à sa solde) constitue une histoire à part entière, dont la pertinence reste une leçon étonnamment moderne : le témoignage de l’ancien Partisan Max DE VRIES en explicitera d’ailleurs la valeur confondante.
Pourquoi ne pas le rappeler ? Au fil du temps, l’aversion profonde à l’encontre d’un régime politique tyrannique ainsi que le rejet grandissant d’une dictature économique implacable susciteront dans tout le corps social un immense désir d’émancipation –à quoi viendra se surajouter l’indéniable prestige auréolant l’Armée Rouge et l’Union soviétique. Dans cette nouvelle configuration idéologique (accélérée par la Libération de septembre 44), la restauration des élites belges coïncidera avec le souci des classes possédantes de concéder une série d’avancées en matière sociale et économique, afin d’ « avoir la paix ». Cet ensemble d’acquis sociaux –que contextualisera Rik HEMMERIJCKX de la Fondation Auschwitz– formateront les décennies de l’après-guerre. Jusqu’à ce que, 60 ans plus tard, la bourg ! eoisie –sous commandement néolibéral– se juge assez forte pour les remettre en cause les uns après les autres… Avec l’aval d’une extrême droite, forte d’un électorat de masse, et dont le come-back politique (en 1936, VNV et Rex comptaient 37 députés) reste dopé par les mêmes leitmotivs qu’avant-hier (comme le démontrera magistralement l’avocat et historien Raf JESPERS) : ravaler les conquêtes du mouvement ouvrier et faire des étrangers les inévitables « fauteurs de la crise ».
PROGRAMME :
A partir de 10h45 au musé de la résistance :
PAF : 2,5 euros