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jeudi 20 janvier

Cinéma d’Attac : "Liam" de Stephen Frears


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CINEMA d’ATTAC : LIAM de Stephen Frears

L’un des chefs d’oeuvre du cinéma britannique. Lorsque, dans les années 30 en Grande-Bretagne, les ouvriers, se trompaient de révolte, et adhéraient violemment aux idées et mots d’ordre de l’extrême droite. Un brûlot d’une implacable actualité.

  • 20h30 - débat : Comment lutter contre les partis fascistes, ici et maintenant ? Avec le meilleur spécialiste des mouvements de la droite radicale en Europe : Manuel Abramowicz (coordinateur du magazine électronique Résistances)
  • 21h30 - projection du film

jeudi 20 janvier à l’Arenberg (Galeries de la Reine – 1000 Bxl).

Prix d’entrée : 5,2 euros

Liam : Royaume Uni / 2000 / Durée : 90 minutes / version originale sous-titrée bilingue (français-néerlandais)


En résumé :

C’est l’histoire de Liam, 7 ans, et de son père qui tourne fasciste

Liverpool, années 30, au cœur du quartier catholique irlandais, la crise et la misère.

Liam, 7 ans, est le petit dernier d’une famille ouvrière. Sa mère agit du mieux qu’elle le peut pour bien tenir son modeste ménage, son frère travaille déjà et sa sœur fait la bonne pour arrondir les fins de mois difficiles. Quant à son père –employé au chantier naval–, il est victime des licenciements de masse qui frappent les docks. Trop fier pour quémander l’aide de l’Eglise, il ne sera pas assez lucide pour résister aux sirènes du fascisme montant.
Après My Beautiful Laundrette, Sammy et Rosie s’envoient en l’air et Les liaisons dangereuses…, Frears prouve –une nouvelle fois– combien il sait magistralement faire des conditions économiques d’existence de ses personnages non un décor ou une thèse, mais la trame esthétique de ses mises en scène. Car Liam est un film impeccable, une œuvre tout à la fois subtile, touchante, inventive : le spectateur est tout de suite happé, irrésistiblement happé, par un scénario au crescendo orchestré de main de maître.
En prenant le parti de construire son récit à travers le regard d’un enfant impressionnable, faisant ainsi du petit Liam le personnage central d’une histoire impressionniste, Frears réussit à transcrire un réel de représentation –dont le réalisme est à chaque instant mis en danger par les distorsions, proches du conte terrifiant ou du coloriage enfantin, puisque les situations telles qu’elles sont perçues par un gamin sont forcément confuses, partielles, intuitives.
Autant le dire : personne ne peut sortir tout à fait indemne de la projection de Liam, qu’il faut bien qualifier de petit chef d’œuvre. Non seulement les acteurs professionnels y déploient tous un jeu formidable mais Anthony Borrows, qui tient le rôle-titre, est beaucoup plus qu’un gosse à l’incroyable minois dont chaque spectateur ne manquera pas de se souvenir avec une joie percutante. Au contraire, on lui découvrira surtout une opacité et une forme de présence troublante, construite à partir de ses mouvements, sans doute trop vifs ou trop statiques, mais vrais. Comme dans la vie vraie.

Jean FLINKER


Pour tous renseignements :

Attac-Bruxelles 1

  • 89 avenue du Parc à 1060 Bruxelles
  • Téléphone : 0494 / 808 854
  • mail : bxl1@attac.be/

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