% ATTAC - Bruxelles 1 %
Accueil > AGENDA > L’agenda Attac > Assemblée générale d’Attac-Wallonie-Bruxelles

samedi 29 janvier

Assemblée générale d’Attac-Wallonie-Bruxelles


Assemblée générale Attac-Wallonie-Bruxelles

Cette assemblée est le lieu de décision d’Attac-Wallonie-Bruxelles auxquel tous les membres d’une locale d’Attac en Wallonie et à Bruxelles sont conviés afin

  • faire le bilan de l’année écoulée
  • de déterminer les campagnes prioritaires pour l’année 2005 (lire ci-dessous ou télécharger les différentes présentation de campagnes possibles)
  • élire une nouvelle équipe à la coordination. Appel à candidature : les membres peuvent présenter leur candidature à l’un des postes : voir ci-dessous. Toute candidature doit être avalisé par la locale Attac du candidat

A l’ordre du jour - Matin (à partir de 10h)

  • bilan de la coodination et d’Attac-WB pour 2004
  • bilan financier 2004
  • débat sur l’organisation d’Attac-WB

- Après-midi

  • débat sur les priorités d’Attac WB pour 2005
  • élection de la nouvelle équipe de mandataires
  • budget 2005

Samedi 29 janvier à Liège - 44 rue du Beau-Mur

Si des membres souhaitent s’y rendre et qu’il cherchent ou offrent une possibilité de co-voiturage, envoyez-nous un petit mail.


Appel à candidature pour les postes à pourvoir à la coordination Attac-Wallonie-Bxl :

  • 3 mandats d’animateurs/trices de la coordination Attac-Wallonie-Bxl
  • 3 mandats de porte-parole d’Attac-Wallonie-BXl
  • 3 mandats de coordinateurs/trices d’Attac-Wallonie-Bxl
  • 1 mandat de secrétaire
  • 1 mandat de trésorier/ère
  • 1 mandat de président de la commission des finances


Campagne « Constitution européenne » 2005

Pour 2005, il est proposé que la campagne d’Attac Wallonie-Bruxelles sur la Constitution européenne s’inscrive prioritairement dans le cadre des actions de la plate-forme « Non à la Constitution européenne », que nous avons lancée avec le soutien d’Attac Vlaanderen.

A ce jour, plus de 800 personnes et 80 associations ont signé cette pétition en ligne (accessible via le site www.nonalaconstitutioneuropeenne.be)

Une première réunion des signataires de la plateforme a eu lieu le 13 janvier dernier. Attac y était fort représenté. Pour la suite, les personnes présentes suggèrent les actions suivantes :

A. Elargissement de la plate-forme

- La priorité immédiate est d’intensifier la collecte des signatures. Bon nombre de personnes qui pourraient nous rejoindre ne l’ont pas encore fait (sans doute par ignorance de l’existence de la plate-forme) : il faut donc continuer à diffuser l’adresse du site. A noter que bon nombre de membres d’Attac ne se sont pas encore inscrits. Il convient aussi d’intensifier les contacts avec les syndicats (qu’ils se soient ou non déjà prononcés sur la question).
- Une version papier de la plate-forme est en préparation, pour permettre la collecte de signatures papier (à encoder plus tard, donc)
- Une carte blanche est en préparation, pour rendre publique l’existence de la plate-forme.

B. Education populaire

- Un court texte de vulgarisation est en préparation.
- Un « kit du militant » est également en préparation : il regroupera une série de documents d’analyse plus approfondis, de manière à armer nos militants avec des arguments détaillés sur les différentes dimensions du débat.
- Procéder à l’inventaire des débats sur la Constitution et en organiser nous-mêmes, et en diffuser l’information.

C. Interpellation du politique

- On propose aux membres de la plate-forme d’interpeller les représentants politiques de leur région (la liste sera placée sur le site). On pourrait aussi cibler les pressions en fonction de la participation des représentants à tel ou tel débat.

D’une manière générale, il s’agit avant tout d’une campagne « de terrain », avec organisation de débats, interpellation du politique et éducation populaire. Les participants à la plate-forme sont d’accord qu’à ce stade il est peu réaliste d’envisager une victoire du « non » en Belgique. Mais cette campagne est l’occasion de populariser nos analyses au-delà de notre public « habituel », et d’ainsi augmenter le niveau de conscience sur ces questions. SUSCITER LE DEBAT, voilà bel et bien le but premier de cette campagne.
Moyens humains et financiers

A ce stade, on aura besoin de moyens humains pour assurer une éventuelle permanence téléphonique, une mise à jour du site et un suivi de tâches administratives (notamment courrier avec les représentants politiques).

Côté financier, il y aura essentiellement des dépenses en photocopie et peut-être la publication d’une petite brochure. Pour Attac, cela représenterait quelques centaines d’euros sur un an.


Livre « Les mythes de la construction européenne »

Dans le cadre du groupe Constitution de la coordination Wallonie-Bruxelles, Henri Houben (AB1) avait proposé d’écrire et de publier un livre collectif d’Attac sur « les mythes de la construction européenne ». L’idée est de présenter l’évolution de l’idée européenne à travers l’Histoire, et par là même de tordre le coup à un certain nombre d’images qui reviennent régulièrement dans le débat politique à propos de la construction européenne.

Actuellement, le groupe Europe d’Attac Bruxelles 1 travaille activement sur la rédaction du livre. Mais l’idée est de présenter ce livre au nom d’Attac Wallonie-Bruxelles (c’est une demande expresse de l’éditeur pressenti). On aura donc besoin d’aide :
- pour la rédaction du livre ;
- pour la relecture orthographique ;
- pour la relecture scientifique ;
- pour la relecture pédagogique.
Avis aux amateurs !!!

Le calendrier est assez serré : l’objectif initial est de sortir le livre pour le 1er mai. Suivant l’aide disponible, on avancera plus ou moins vite.

La question est donc posée à Attac Wallonie-Bruxelles de soutenir ou non cette entreprise, et le cas échéant, d’y participer.

Jean-Marie Coen
Janvier 2005


Campagne “ Bolkestein ” 2005

Objectif :

Participer à la large campagne des mouvements sociaux militant pour le retrait de cette directive.

Apporter la spécificité de l’analyse d’Attac qui conteste l’extension obsessionnelle du principe de concurrence dans la construction européenne, et qui met en évidence la priorité d’une justice fiscale (combat indispensable pour donner du sens à la lutte pour le maintien et l’amélioration des services publics). A quoi servirait-il de défendre des services publics sans moyens ?

Première Etape

La première étape de cette campagne est la manifestation du 19 mars dont l’un des mots d’ordre est “ Pour une Europe sociale et contre la directive Bolkestein ”. Attac réalise une brochure expliquant les dangers et les raisons de refuser cette directive. Il s’agit de rassembler l’ensemble des analyses réalisées par les mouvements sociaux (syndicats, ONG, Mutuelle, Attac...) dans un document commun. Cette brochure se fixe l’objectif d’être acceptée puis portée par un maximum de membre du forum social de Belgique. Elle est prévue pour fin janvier - début février.

Pour réussir la première étape il faudra donc informer, former et diffuser l’information afin d’obtenir une mobilisation record le 19 mars.

Même si cette directive est en complète cohérence avec le traité constitutionnel, (introduction de la concurrence partout, limitation du rôle régulateur des autorités publiques à quasi-rien et légalisation du dumping social via le principe du pays d’origine) ce n’est pas ce lien évident qui sera mis au premier plan (en terme de communication autour de la mobilisation commune autour du 19 mars), vu l’alliance recherchée avec le mouvements syndical à cet occasion.

Suite du combat

La commission européenne aimerait voir cette directive adoptée le plus rapidement possible, sans doute sous la présidence du Luxembourg ou de la Grande Bretagne soit avant la fin 2005.

Le gros du travail doit être fournir sous la présidence luxembourgeoise qui semble plus ouverte aux très nombreuses critiques formulées sur cette directive. C’est dans le rapport de force que l’on pourra donner du poids aux rares parlementaires motivés à en demander le retrait pur et simple. La loi du silence a été rompue, l’unanimité de façade a été brisée par l’attitude critique de la Belgique. Mais celle-ci n’est pas allé jusqu’à demander le retrait de la directive...

Il faudra donc inviter des élus à expliquer leur position, les mettre sous pression, demander d’expliquer la position de la Belgique, envoyer des lettres aux parlementaires et continuer notre travail de sensibilisation. Le mois d’action prévu par Attac Wallonie-Bxl et Attac Vlaanderen en avril 2005, pour la défense des services publics et contre leur privatisation, sera mis à profit pour démonter la directive. Des actions symboliques devront émailler le trajet du train contre la privatisation, qui parcourra la Belgique les 28 et 29 avril.

Les liens entre Traité constitutionnel et AGCS (Etats généraux des communes hors AGCS) seront approfondit pour rappeler que les services publics ne peuvent jouer leur rôle dans un contexte de mise concurrence et de définancement par le recul de la fiscalité. Il y a à ce sujet des liens à faire avec les activités qu’Attac mène au sein du réseau d’action contre la spéculation, qui fera entre autre campagne contre les paradis fiscaux.

Stéphane Desgain


SUPPRIMER LES PARADIS FISCAUX
CAMPAGNE 2005

Supprimer les paradis fiscaux est un des nombreux objectifs d’ATTAC international.
Très logiquement, Attac Wallonie-Bruxelles a repris cet objectif à son compte. C’est ainsi que lors du colloque du 23 octobre 2004 à Seneffe, manifestation co-organisée par Attac Wallonie-Bruxelles, plusieurs interventions leur ont été consacrées.

Il convient de rappeler que la lutte contre les paradis fiscaux ne concerne pas que la justice fiscale. S’il est clair que l’existence de ces Etats ou territoires fragilise le financement du fonctionnement des Etats et donc des services publics, il ne faut pas perdre de vue que ces mêmes Etats et territoires jouent un rôle majeur dans le blanchiment de l’argent sale, le contournement des législations financières (dont celles relatives à la protection de l’épargne), des réglementations comptables (sociétés offshore notamment révélées par les scandales Enron et Lernout & Hauspie) et la spéculation financière internationale (fonds spéculatifs ou hedge funds).
Dans ce contexte, Attac Wallonie-Bruxelles, pour 2005, doit contribuer au développement de la prise de conscience citoyenne qu’il est urgent d’agir contre les paradis fiscaux.

Ainsi, sans être exhaustif, il apparaît que notre mouvement doit :
- 1) participer aux travaux du Tax Justice Network (TJN), constatant que cela se fait déjà, mais qu’il convient de préciser qui fait quoi au sein de cette association internationale ;
- 2) s’inscrire dans l’initiative de la Commission « Globalisation » (qui organise, ce 14 février, une audition sur les paradis fiscaux au Parlement. Celle-ci sera le prélude d’un travail législatif de fond en Belgique, similaire à ce qui a eu lieu pour la taxe Tobin) ;
- 3) soutenir l’initiative (renouvelée *) de l’Appel des 600 concernant une proposition de loi visant à supprimer, dans notre pays, le secret bancaire fiscal et l’existence des titres au porteur. L’objectif est que ce travail soit repris par plusieurs parlementaires en vue de son dépôt à la Chambre. Précisons ici que les objectifs de l’Appel des 600 ont été repris dans le Manifeste 2003 d’Attac Wallonie-Bruxelles.
- 4) poursuivre notre collaboration au sein du Réseau « Action contre la spéculation financière », qui a obtenu un excellent résultat avec le vote sur la taxe Tobin. Ce groupe devrait poursuivre ses travaux, notamment dans le domaine de la justice fiscale et contre les paradis fiscaux (catalyseurs de la spéculation), mais aussi au sein de la coordination Tobin européenne.
Dans le cadre de la conférence parlementaire, Attac Wallonie-Bruxelles (au sein du Réseau précité) devrait agir pour que les préoccupations de la Commission « Globalisation » s’élargissent aux objectifs des deux documents suivants :

  • la déclaration de Paris du 8 février 2002 (Déclaration finale de la Conférence des Parlements de l’Union européenne contre le blanchiment, suite à l’initiative prise par la Mission Peillon-Montebourg) ;
  • la proposition de loi de l’Appel des 600 qui, si elle était adoptée par le Parlement, serait un pas très significatif pour supprimer le paradis fiscal financier que constitue notre pays.
  • Dans la foulée, la Belgique pourrait choisir d’échanger, enfin, les informations sur les intérêts, dans le cadre de l’harmonisation fiscale européenne. Notre pays se démarquerait ainsi des pays qui refusent jusqu’ici l’harmonisation : l’Autriche, le Luxembourg, et les pays ou territoires associés à l’harmonisation fiscale européenne (Suisse, Liechtenstein, Monaco, etc.). Ceux-ci ont choisi de taxer, dans l’anonymat (secret bancaire préservé et donc aucune possibilité de se poser des questions sur l’origine des fonds), les revenus au moment de leur paiement par la banque.

La Louvière, le 9 janvier 2005
Jean-Marc Lauwers

* La proposition de loi a été établie pour la première fois en 1998. Le Comité de l’Appel travaille actuellement à sa mise à jour.


Campagne 2005 Taxe Tobin-Spahn

Nous pouvons être fier du travail accompli. La Belgique est un des premiers pays au monde à avoir transcrit dans sa législation le projet de taxer les transactions financières.

Pour rappel cette taxe porte sur tout échange de devise, elle consiste en un prélèvement de 0,02% sur chaque transaction. Quand une monnaie fluctue trop par rapport à l’Euro, alors une taxe plus importante (jusque 80%) sera prélevée afin de dissuader tout échange à un taux qui s’écarterait trop des derniers cours d’une monnaie.

La loi votée en Belgique reste jusqu’à présent symbolique car elle ne s’appliquera que lorsque les autres pays de la zone Euro auront adopté une mesure similaire. Il convient donc de faire en sorte que d’autres pays votent une loi identique, ou bien que l’Union Européenne adopte une directive similaire, ou encore qu’un traité international instaure la taxe Tobin.

Attac Wallonie Bruxelles se propose de concentrer ses efforts à propos de la taxe Tobin sur :

  • L’information du public belge sur la taxe Tobin. Par exemple par la mise au point d’un document de vulgarisation sur la taxe Tobin adoptée en Belgique : contenu, fonctionnement, enjeux et suite à effectuer ; mais aussi en communiquant via la presse.
  • Un support tant en expertise qu’en soutien financier (modeste eu égard à nos moyens financiers) à la campagne européenne ou internationale.
  • Un travail d’information et de pression sur le monde politique belge et international afin que la taxe Tobin soit adoptée ailleurs qu’en Belgique.

Dans toutes nos démarches nous veillerons que les 4 objectifs de la taxe Tobin soient atteints :

  • contrer la spéculation et donc stabiliser les devises
  • prélever des sommes d’argent pour le développement ici et ailleurs
    - restaurer un contrôle du politique sur la sphère financière
  • ré-équilibre la pression fiscale entre travail et capital

Demandes de Fabrice à l’AG de Attac Wallonie-Bruxelles

  1. Accord sur les 4 axes reprise ci-dessus.
  1. Représenter Attac Wallonie-Bruxelles concernant cette matière : participer à des conférences, colloques, rencontres, contacts avec la presse... au nom de notre association.
  1. Participer au réseau contre la spéculation financière et au réseau européen pour la taxe Tobin ; assurer avec d’autres la coordination de ces réseaux (concernant l’aspect Tobin uniquement).
  1. Dans le cadre du point 1) j’aimerais savoir si l’AG confirme l’orientation du travail : c’est-à-dire avoir des contacts formels et informels avec le pouvoir politique en Belgique et à d’autres niveaux pour faire passer nos idées. Egalement avoir des contact avec la Commission européenne et ses fonctionnaires pour faire passer nos idées. Ce dernier point est celui vers lequel je me dirige actuellement car c’est le plus prometteur.
  1. Enfin, un certain nombre de considérations financières doivent être envisagées
  • participation aux frais d’un site web international (accord de la coordination déjà donné pour 75 euros, provisionnés)
  • participation aux frais d’un secrétariat international (500 ? 1000 euros ?)
  • provision pour frais de conférences téléphoniques et d’une éventuelle publication (500-700 euros ?)

Concernant le secrétariat international : outre les tâches administratives et de coordination générale (pas de décision politique), ce secrétariat organiserait les rencontres, s’occuperait du site, tiendrait les rapport et relancerait tout le monde sur leur tâches. Ce secrétariat servirait aussi à améliorer nos contacts avec le Parlement européen et la Commission, ce qui est indispensable si on veut avancer. Ni moi ni les autres de 11.11.11 ou Attac Vlanderen n’avons le temps de nous en occuper. Or il est indispensable de maintenir des contacts réguliers pour que notre dossier avance.

Pour info, l’ONG anglaise "War on Want" aurait déjà une possibilité d’avoir plus de 10.000 euros... Il pourrait y avoir un problème si les Anglais gardent le leadership sur la campagne européenne, car ils ont une vision différente de nous sur la taxe Tobin : 1) Pour eux, le contrôle du politique sur le financier est un aspect moins important et 2) Le taux de la taxe doit être acceptable par le marché (donc plus faible que notre projet). Ce qui n’est pas tout à fait la même chose que notre « grain de sable », qui doit enrayer la mécanique des marchés financiers.

Fabrice Collignon
Janvier 2005


Proposition d’organisation à Bruxelles, fin 2005, des Etats Généraux des Villes et Communes Européennes qui se sont déclarées « Hors AGCS »

Origine du projet.

Le week-end des 13 et 14 novembre 2004, ATTAC France et les Collectivités Françaises qui se sont déclarées “hors AGCS”, ont organisé à Bobigny les « Etats Généraux des collectivités publiques contre l’AGCS ».

Il faut savoir qu’ATTAC-France a fait un gros travail de sensibilisation sur le sujet et les rencontres de Bobigny ont permis de faire le point et de constater combien de plus en plus d’élus, dont certains avec des responsabilités fort importantes, avaient passé le cap des déclarations d’intention pour passer à une phase plus active. L’exemple du département de la Creuse est significatif de cette avancée quand on sait que plus de 260 élus ont présenté en bloc leur démission au Préfet pour protester contre le démantèlement des services publics dans leurs communes, suppression de bureaux de poste, fermeture de gares SNCF, fermeture de bureaux de perception, problèmes pour la gestion des hôpitaux publics, etc.

Les débats très riches de ces deux jours entre les membres d’ATTAC et de nombreux élus ont permis de mettre à jour les dégâts déjà causés par la dynamique de la privatisation des services publics qui s’en prend à toute une série de besoins essentiels pour le développement harmonieux, convivial et légitime des citoyens. Mise à jour aussi de la difficulté pour les élus locaux de lutter contre les Sociétés aux pouvoirs financiers énormes qui veulent s’implanter sur ces différents marchés. Mise à jour aussi du piège de la décentralisation mise en place par le Gouvernement Raffarin. Présentée comme positive pour rapprocher le pouvoir de décision des citoyens sur leurs lieux de vie, elle oblige à présent les élus locaux à gérer eux-mêmes avec des moyens qui ne suivent pas et ce sont donc eux qui doivent faire le sale boulot.

La Belgique était représentée par trois membres du groupe AGCS du Forum Social de Belgique (dont 2 membres d’Attac). Nous avons apporté trois éléments au débat :
- l’importance de lier la logique de l’AGCS avec la directive « Bolkestein ».
- l’importance de la fiscalité pour assurer des moyens suffisants à consacrer au développement des services publics.
- et enfin, l’Union des Villes et Communes de Wallonie (UVCW) nous avait autorisé à évoquer le colloque qu’elle a organisé le 23 septembre 2004 suite à une inquiétude grandissante quant à l’avenir des services publics locaux. Ce colloque a mis clairement l’accent sur l’importance primordiale pour les communes, autorités publiques démocratiquement élues, de pouvoir rester « opérateurs en matière de service public ». Suite à ce colloque, une lettre du Président de l’UVCW, Willy Taminiaux, a été envoyée au Président de la Commission Européenne.

Ces Etats Généraux, qui ont rassemblé près de 400 personnes durant les deux jours, se sont clôturés avec le souhait d’organiser en 2005 des Etats Généraux des villes hors AGCS mais au niveau Européens cette fois.

Et la demande nous a été faite de voir si la Belgique ne pourrait pas s’en charger...

Aucune réponse n’a, bien sûr, été donnée. Nous nous sommes contentés d’enregistrer la proposition et de l’examiner en étant bien conscients que pour réaliser un tel objectif, il nous faudrait y travailler avec d’autres organisations en Belgique et avec l’aide aussi des Attac d’Europe. Attac-France nous a déjà promis son appui logistique et financier.

Arguments en faveur du projet :

- permettre l’intensification de l’information et la multiplication des débats en préparation de l’événement.
- demander un travail en commun indispensable aussi avec d’autres organisations (dont les syndicats) pour la mise en place de l’événement.
- permettre un travail constructif avec les élus pour revendiquer un avenir pour les services publics tels que nous les souhaitons avec le financement correspondant.
- donner des perspectives de lutte avec des avancées significatives pour lutter contre l’extrême droite et le rejet de la classe politique.
- permettre au mouvement alter-mondialiste de faire le lien entre le global et le local.
- renforcer la présence d’Attac sur le terrain européen.

Contacts exploratoires
- Attac Vlaanderen à déjà marqué son accord et souhaite une coordination des actions.
- Le président de l’Union des Villes et Communes wallonnes ( Willy TAMINIAUX ) est intéressé
- Les organisations syndicales ( FGTB et CSC) attendent des propositions concrètes
- Des contacts sont en cours pour voir la disponibilité d’une salle au sein du Parlement européen ( incluant la possibilité d’interprètes, auxquels pourrait s’ajouter Babel et autres volontaires professionnels)

Obstacles à surmonter :

- travail de préparation considérable et qui va dépasser nos simples forces.
- absence d’une structure d’organisation continue d’Attac W-B pour coordonner le travail à la fois politique et logistique.
- difficulté probable pour financer l’événement, toutefois Attac France est prêt a contribuer

Etat actuel du projet au sein d’ATTAC

Lors de la dernière réunion de coordination d’Attac W-B, le projet a été présenté. La demande a été formulée de mettre la proposition par écrit pour la soumettre à chaque locale et demander son avis. Dont acte.
Ce projet devrait ensuite être discuté lors de l’A.G. du 29 janvier, date ultime pour décider, étant donné l’urgence de bloquer une date (le 21 octobre est pressenti).

Entre-temps le groupe de travail AGCS du Forum Social de Belgique a approuvé le principe de cette initiative et a chargé ATTAC de continuer les contacts exploratoires, ainsi que de proposer un appel aux associations et aux entités publiques qui se sont déclarées vouloir rester « Hors AGCS »
.

Françis De Walque (Attac-Charleroi) & Jos Orenbuch (Attac Huy)



SPIP