% ATTAC - Bruxelles 1 %

Crise aviaire


Réaction citoyenne suite aux JT belges (RTBF- RTL) du
samedi 20 août 2005

Nos autorités spécialisées et les « experts »
complices de tous bords ont décrété le renouveau de la
crise agricole sous forme ailée ? On a pondu la
nouvelle peste, la nouvelle crise aviaire à répandre
intelligemment ? L’offensive est en marche ????

Bien sûr, l’orchestration, l’ovulation était annoncée
depuis quelques mois : apôtre en santé publique et
spécialiste « service crises animales », Mr Stacken
officie médiatiquement à petites doses depuis quelque
temps déjà, épisodiquement, on met les choses en
place, le temps de fabriquer les antidotes annoncés.
Les préfigurations de hauts dangers liés aux oiseaux
qui empruntent les voies célestes et défèquent en
passant sont au menu des logiciels des esprits soumis.

On l’a pourtant écrit il y a peu dans d’autres médias :
« il est inutile de jouer à se faire peur avec la
peste aviaire »... Mais, si on veut répandre, on sait,
on peut le faire. Si des intérêts politico-économiques
sont en jeu, tout es possible, au pays des crises...

Le moment est donc choisi ? Les vaccins sont prêts ?
Il est temps de semer la panique ? Il est temps
d’enfermer les poules, poulets et autres volatiles ?
Tous aux abris, tous aux poulaillers ???? Pas
seulement les oiseaux mais les alliés, les élus, les
aides de camps politiques, les experts en
communication, les journalistes, les médias ..... Les
ploucs éleveurs collaborants interviewés pour la
cause...
Les râteliers sont pleins ???? On se demande par quels
moyens on les fait tous marcher, participer aux
crises, aux paniques à répandre...
Comment n’y en a- t-il pas un ou l’autre pour s’élever
contre les intoxications publiques : dioxine (24
milliards dépensés pour 24 exploitations touchées et
les faillites, les paniques ...) ; vaches folles :
combien de vaches folles différentes a-t-on vu se
profiler sur les écrans , à part la célèbre noire et
blanche qui glisse sur ses pattes, qui en a vu
réellement de ses yeux ??? Tout cela avec l’aimable
participation des grandes surfaces : la célèbre
surface alimentaire qui avait soit disant laisser laissé
passer des vaches du troupeau, quelle bonne
collaboration génale !!!
Des mois pour qu’un article admette qu’on n’a jamais
prouvé la transmission à l’homme... etc , etc...

Les poulets de plein air, seuls plus ou moins garantis
de respirer l’air libre et courir sur la terre ferme,
sont ils devenus encombrants ? Trop de choix dans les
étals ? Diminuons la variété ? Laissons place aux
seuls produits enfermés ! Bien pratiques les cages, les
enclos !!! ici ou là !
Répandons les produits et vaccins mis au point depuis
des mois !!! C’est ça le commerce, le progrès, la
chimie, les labos, les technologies ! Et non des
poulets qui courent... c’est ringard.

Spécialité belge donc : la crise alimentaire, semez la
panique sur la bouffe libre plutôt qu’un combat pour
une politique propre. Pourquoi toujours chez nous,
les lancements crisiques ? Parce qu’on est champion
en lobbys et en maîtres « com » au mètre carré ?
Sommes-nous les champions de l’expertise
mafio-administrativo- médiatique ?

Ne pensez vous pas que cela commence à bien faire ?
Qu’on s’en passerait bien ? Comment pouvez-vous tous
accepter cela, tous collaborer ?
Il faut le dire : des gens en ont assez des
manipulations éhontées de l’opinion la plus faible,
des esprits les plus crédules, à savoir ceux qui
regardent les médias grands publics télévisés ou
autres, que nous payons tous.
Beaucoup en ont assez de participer à un monde et à
des évolutions qu’ils n’ont pas choisis et qu’ils sont
loin d’approuver....
Où peut-on mener le monde avec tel manque de
conscience ? Au vide de sens ! Quel avenir que prépare-t-on
au monde et à nos proches ?
Cessez de mentir et de manipuler. Respectez svp les
hommes d’abord et tout le vivant avant l’argent et
l’industrie concentrationnaire et accapareuse.
On attend un sursaut, un changement, un progrès moral
de ce pays capitale. Annick Ferauge- Attac Bruxelles1

Prochain épisode télé : l’accueil des œufs chinois :
OVECO, enfin bons pour le cholestérol !!!
« Libération » consacre trois pages au sujet le 26
août, dans les 2 premières pages, même Chirac
participe à l’info. On apprend qu’un seul anti-viral
(périssable en outre) est en fonction, produit par la
firme Roche. Les vaccins sont commandés à Pasteur pour
changer, mais il faut attendre un peu pour le stock
complet.
En troisième page, des responsables sanitaires
asiatiques se demandent qui est piqué d’épizootie pour
faire un tel chambard international sur des fictions
aviaires.

Infos plus sérieuses sur le site de Natagora :

Il n’est d’ailleurs pas certain que les oiseaux
sauvages puissent être sérieusement affectés par la
grippe aviaire. Les informations concernant les cas
récents d’infection en Chine et en Sibérie ne sont
d’ailleurs pas clairs : on parle d’oiseaux sauvages
porteurs de virus, d’oiseaux abattus et d’autres
trouvés morts, mais les chiffres indiqués font aussi
état de destructions dans des élevages, et donc la
répartition réelle des cas parmi les oiseaux sauvages
et domestiques ne peut pas être précisée.

Il semble établi que la souche H5N1 rencontrée chez
les oiseaux sauvages est relativement bénigne et que
c’est uniquement lorsqu’elle est transmise à des
oiseaux domestiques élevés en batterie dans des
conditions stressantes qu’elle devient, par mutation,
agressive et mortelle y compris pour l’être humain.

Comment un oiseau sauvage atteint de grippe aviaire
pourrait-il transmettre cette maladie à très longue
distance ?

Cette question reste sans réponse. On imagine en effet
mal un oiseau migrateur atteint d’une maladie
potentiellement mortelle et qui franchirait pourtant
des milliers de km à travers des contrées
inhospitalières et des chaînes de montagne. Un tel
oiseau a sans doute plus de (mal)chance de mourir sur
place et de contaminer localement d’autres oiseaux
sauvages ou domestiques avec lesquels il aurait été en
contact. On sait par ailleurs que les migrations
invoquées actuellement pour expliquer l’extension
rapide de la souche H5N1 à travers l’Asie n’ont en
fait pas lieu. On a d’abord voulu expliquer
l’apparition de la grippe aviaire en Chine centrale
par la migration printanière d’oiseaux contaminés
venus d’Inde, en oubliant que la grippe aviaire n’est
actuellement pas présente sur le sous-continent indien !
Ensuite on a expliqué la propagation actuelle de
l’épizootie à travers la Sibérie par une migration
estivale d’une espèce d’oie, l’oie à tête barrée, dans
ces régions. C’est oublier que cette oie ne migre pas
vers l’ouest du continent asiatique et que de toute
façon elle effectue après la période de reproduction
une mue complète et simultanée de toutes les rémiges
(les grandes plumes des ailes) et est donc incapable
de voler jusqu’à la fin du mois d’août ! Il n’y a donc
pas d’argument sérieux pour accuser formellement les
oiseaux migrateurs de transmettre la grippe aviaire à
travers le continent asiatique. Par contre, les
échanges commerciaux et les transports de volailles
ont bien lieu dans ces régions, le long des axes de
dispersion actuelle du virus, et il ne faut sans doute
pas chercher ailleurs les causes actuelles de la
propagation de l’épizootie.

Y a-t-il une possibilité que le virus de la grippe
aviaire se propage d’Asie en Europe, transporté par
les oiseaux migrateurs ?

On peut considérer que non parce que relativement peu
d’oiseaux effectuent des déplacements de la Sibérie
vers l’Europe. La plupart des oiseaux migrateurs qui
quitteront les régions à l’est de l’Oural cet automne
rejoindront des zones d’hivernages situées en Inde, en
Arabie et principalement en Afrique de l’Est et ne
pourront donc pas propager l’épizootie vers l’Europe,
comme vient de l’indiquer l’Agence Française pour la
Sécurité Sanitaire des Aliments (AFSSA).
Pourquoi imaginer des situations invraisemblables en
Europe qui ne se produisent pas en Asie ?

Sur le continent asiatique où des foyers d’infections
persistent, où des oiseaux migrateurs se déplacent, où
la promiscuité règne dans les exploitations agricoles
et où les mesures de contrôle du virus sont
notoirement insuffisantes, il n’y a pas encore eu
l’explosion de l’épidémie que certains redoutent pour
l’Europe. On connaît les causes du maintien et de la
dissémination du virus de la grippe aviaire en Asie :
ce sont les conditions sanitaires déplorables dans les
élevages de volailles, canards et poulets et
l’existence d’un trafic incontrôlé d’oiseaux
domestiques et sauvages. En Europe, nous avons la
possibilité si nous le voulons d’interdire de telles
pratiques qui devraient suffire à contenir une
éventuelle épizootie. C’est à nos responsables
nationaux et européens qu’il revient de prendre les
mesures nécessaires pour éviter celle-ci, et ce n’est
pas contre les oiseaux sauvages migrateurs que de
telles mesures doivent être envisagées.

Pour de plus amples renseignements : Pierre Leprince
(0498/503431)
Président d’Aves - Natagora,
Docteur en Sciences biologiques.

Sites utiles :

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