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Les mythes de l’Union européenne

L’Europe entre guerre et paix

par Henri

L’Union européenne, c’est la paix ! Voilà comment est souvent justifiée la construction européenne actuelle. Après avoir été le champ de bataille lors des deux plus effroyables guerres que l’humanité ait connues, le vieux continent serait, par son unification, libéré à tout jamais des conflits militaires. Mieux encore, certains avancent que l’unification pacifique est un modèle dont devraient s’inspirer les autres régions du monde. Réalité ou fiction ? Un parcours historique s’impose.

Article paru dans Angles d’Attac, n°28, octobre 2001, p.2-5.


Les mythes de l’Union européenne

L’Europe entre guerre et paix

L’Union européenne, c’est la paix ! Voilà comment est souvent justifiée la construction européenne actuelle. Après avoir été le champ de bataille lors des deux plus effroyables guerres que l’humanité ait connues, le vieux continent serait, par son unification, libéré à tout jamais des conflits militaires. Mieux encore, certains avancent que l’unification pacifique est un modèle dont devraient s’inspirer les autres régions du monde. Réalité ou fiction ? Un parcours historique s’impose.

C’est la faute à Victor Hugo

Car cette idée que « l’Europe, c’est la paix » se trouve déjà dans les propositions de Victor Hugo pour lancer ce qu’il appelle les Etats-Unis d’Europe. On est en 1849. A Paris se tient un Congrès de la paix dont le président n’est autre que le célèbre écrivain français. Il appelle les dirigeants européens à arrêter les guerres qui inondent le continent, à s’unifier pour s’investir dans le commerce et le progrès scientifique et à constituer le pendant des Etats-Unis d’Amérique avec qui il faut fraterniser.

A plusieurs reprises, Victor Hugo reviendra sur ces idées. Mais sans succès. Car les dirigeants des différents pays visent l’hégémonie sur le continent et veulent l’imposer par tous les moyens, dont le militaire. La France s’oppose à l’Angleterre. L’Angleterre se bat contre la Russie. L’Allemagne se construit contre la France.

La proposition de Hugo est impossible à réaliser. Car derrière ces conflits, il y a des intérêts économiques. La puissance armée de l’Angleterre a pour but de permettre aux marchandises britanniques de se vendre sur tous les marchés du monde. Les autres essaient de résister pour protéger leur économie.

Victor Hugo croit pouvoir remplacer les oppositions militaires par le commerce libre. Il attribue la guerre aux potentats féodaux qui dominent nombre d’Etats européens. Mais ceux-ci sont remplacés par une bourgeoisie naissante. Et les conflits reprennent de plus belle.

L’Europe coloniale et la guerre

Les pays européens se lancent à partir de 1870 dans une colonisation effrénée des territoires non « attribués », voire de régions entières affaiblies. Au début du XXème siècle, la planète entière est soumise à l’une ou l’autre nation européenne : soit sous forme de colonie, soit sous forme de zone d’influence. Ainsi, l’Afrique est répartie entre essentiellement l’Angleterre, la France, l’Allemagne et la Belgique. L’Amérique latine « libre » est dominée par les échanges commerciaux qu’elle a avec la Grande-Bretagne. La Chine est partagée entre les différentes puissances coloniales : l’Angleterre, la France, l’Allemagne, les Etats-Unis et le Japon.

Ces deux derniers pays échappent à cette mainmise, mais ils se constituent eux-mêmes en conquérants : les Etats-Unis acquièrent Cuba, les Philippines, entre autres ; une partie importante de leur territoire propre est arrachée au Mexique ; le Japon s’attribue la Corée et l’île de Taiwan.

Dans ces conditions, certains continuent à proposer la paix et appeler de leurs voeux la constitution des Etats-Unis d’Europe. Mais leur audience est limitée.

Les grandes entreprises de chaque pays veulent des colonies. Parce que cela leur permet de s’approvisionner en matières premières à bas prix. Parce qu’elles peuvent aussi écouler une partie de leurs marchandises sur un territoire que leur Etat contrôle. Plus le pays colonial a de dépendances, plus grand est le marché potentiel pour ses firmes. Il y a une bataille entre Etats, surtout européens, pour posséder le plus grand nombre de colonies.

Dans ces conditions, appeler à la paix et à l’union européenne prend une nouvelle connotation. La paix, c’est la stabilisation des rapports de force à un moment donné. C’est la politique de l’Etat le plus fort. C’est celle de l’Angleterre. De fait, celle-ci installe une relative pacification des relations internationales durant le XIXème siècle : c’est la « Pax Britannica ».

Mais ces rapports de force changent. L’économie britannique faiblit en comparaison de celles de l’Allemagne, des Etats-Unis, du Japon. Ces pays revendiquent un nouveau partage des colonies. De ces rivalités, naissent les guerres. Car ce que l’on ne peut prendre par les moyens commerciaux, il faut l’arracher militairement. On peut dire que la Première Guerre mondiale est apparue suite à ces disputes au sujet des colonies. L’Allemagne veut asseoir sa domination sur la Belgique (et de là sur le Congo), sur l’Europe centrale, puis sur la Turquie et, de là, sur le Moyen-Orient, où les premières découvertes de pétrole se font jour. La Russie et les autres veulent l’en empêcher.

L’Allemagne vaincue perd toutes ses colonies, lors du traité de Versailles en 1919.

La guerre ravage le continent. On estime le nombre de morts entre 22 et 25 millions de personnes. Seuls six pays européens sont restés à l’écart du conflit : le Danemark, l’Espagne, la Norvège, les Pays-Bas, la Suède et la Suisse.

Suite à cela, de nombreuses révoltes éclatent. En Russie, elles portent les communistes au pouvoir. En Hongrie et en Allemagne, il faut une répression sanglante pour empêcher le même résultat. En Italie, en France et dans d’autres pays, il y a des grèves pour exiger de meilleures conditions de vie. Elles paralysent le pays.

La plupart des pays belligérants se retrouvent avec une importante dette extérieure, principalement due aux Etats-Unis. Ceci freine la reconstruction. Washington apparaît comme le grand vainqueur du conflit.

L’avenir de l’Europe, pas Briand

C’est dans ce contexte que plusieurs associations en faveur de l’unification européenne sont créées dans les années 20. Une des plus importantes est celle de Richard Coudenhove-Kalergi. Ce comte autrichien fonde en 1922 l’Union paneuropéenne. Celle-ci propage l’idée de la nécessité d’une unité économique, politique et idéologique du vieux continent.

En mai 1927, Aristide Briand, socialiste indépendant et ministre français des Affaires étrangères - il le sera quasiment sans discontinuité de 1925 à sa mort en 1932 -, en devient le président d’honneur. En tant que représentant du gouvernement français, il prononce un discours remarqué le 5 septembre 1929 à la Société des Nations, ancêtre de l’ONU. Il propose de constituer une Europe économique et politique unie.

Il est intéressant de détailler les propositions de ces deux « idéologues », car ils sont considérés comme une inspiration décisive pour la construction européenne actuelle.

Primo, la paix se trouve parmi les justifications de l’unification européenne. Coudenhove écrit : « Il ne faut pas se lasser de répéter cette vérité simple : une Europe divisée conduit à la guerre, à l’oppression, à la misère, une Europe unie à la paix, à la prospérité » (1).

Secundo, quand on spécifie la nécessité de l’union européenne, on s’aperçoit qu’elle doit se constituer en opposition aux autres grands blocs mondiaux. Cette idée frappe Briand en 1921 lorsqu’il visite les Etats-Unis. Revenu en France, il dit à un de ses collaborateurs : « Nous allons nous trouver bientôt enserrés par deux puissances formidables, les Etats-Unis et la Russie. Vous voyez qu’il est indispensable de faire les Etats-Unis d’Europe » (2). Le projet de l’Union paneuropéenne s’appuie sur l’union de l’Europe continentale, sans la Russie, la Turquie et la Grande-Bretagne.

Tertio, le bloc européen qui doit se former peut s’appuyer sur la paix à l’intérieur, mais à l’extérieur il doit résister aux aspirations des autres puissances. Il devient lui-même un bloc guerrier. Coudenhove avance en effet : « Les deux buts principaux de Paneurope sont : une alliance défensive politico-militaire contre la Russie et une alliance défensive économique contre l’Amérique. Une Europe politiquement fragmentée serait livrée sans recours à une invasion de la Russie, une Europe morcelée par des barrières douanières deviendrait incapable de résister à la concurrence du grand marché de l’économie américaine » (3).

L’aspect défensif de la présentation de Coudenhove ne doit pas faire illusion. Lucien Coquet, délégué général du comité français de l’Union douanière européenne (qui proposait l’abolition des barrières tarifaires en Europe), évalue le projet de Coudenhove en 1932 : « Sa conception de l’Union européenne n’était nullement pacifique, mais au contraire, militaire, de façon à former un front commun contre la Russie soviétique à l’aide d’une armée internationale » (4).

Pour l’Union paneuropéenne, Coudenhove choisit le drapeau des croisés. Il explique ce choix : « La croix rouge des croisades du Moyen-Age est le symbole le plus ancien d’une union européenne supranationale. Aujourd’hui elle est l’emblème de l’humanisme international. Le soleil figure l’esprit européen dont le rayonnement éclaire le monde entier » (5).

Son idée est de redonner à l’Europe son prestige d’antan et sa domination sur le monde. Il écrit encore : « Mais, au-delà de tout, l’Europe doit se baser sur un patriotisme européen, sur une mystique européenne ; s’élevant au-dessus des mystiques nationales et s’inspirant des plus grandes traditions communes de notre civilisation occidentale. Car notre but suprême n’est ni d’ordre économique, ni d’ordre politique, mais bien d’ordre spirituel : c’est sauver l’Occident et sa civilisation incomparable menacée aujourd’hui par la barbarie » (6). La barbarie, ce sont les autres cultures, à commencer par celle de l’URSS. C’est donc bien un projet guerrier, comme l’était d’ailleurs celui des croisades.

Quarto, la base de l’alliance est la coopération entre la France et l’Allemagne. « L’avantage de l’Europe est l’avantage de la France, autant que l’avantage de l’Allemagne », écrit Coudenhove. « En tant qu’Allemands et Français, sont ennemis les mêmes gens qui en tant qu’Européens devraient être alliés » (7).

Bref, à travers la justification de l’Europe pacifique s’échafaude le projet d’une Union européenne capable de rivaliser avec les Etats-Unis, l’URSS, voire la Grande-Bretagne. La France et l’Allemagne isolées sont trop faibles. Unies, elles peuvent à nouveau dominer le monde. La paix à l’intérieur de l’Europe, c’est donc la guerre vis-à-vis de l’extérieur.

Ce projet échoue néanmoins durant l’entre-deux-guerres. Les pays européens acceptent de discuter de la proposition lancée par Briand à la Société des Nations (SDN). Mais la Grande-Bretagne, qui si elle a cédé le leadership économique aux Etats-Unis demeure encore la première puissance politique du monde, s’ingénie à saboter l’affaire. L’Allemagne prend une autre orientation. En 1932, le projet est officiellement abandonné.

Les nazis vont essayer de l’appliquer, mais en recourant à la force. L’Europe sera allemande. Mais Hitler est vaincu.

L’Europe américaine

La situation d’après-guerre est de nouveau catastrophique. L’Europe est encore davantage ravagée. Il y a plus de 50 millions de morts.

Les Etats-Unis sont indiscutablement la seule puissance du camp capitaliste. Ils voient les pays passés les uns après les autres au communisme. Surtout en Europe et en Asie. Ils élaborent immédiatement une contre-offensive. Leur but est de créer une unité économique et militaire dans les régions frontières au camp soviétique.

En Europe occidentale, ils lancent le plan Marshall pour reconstruire économiquement la zone. Ils établissent l’OTAN comme base de coopération militaire sous leur contrôle. Ils favorisent la création d’une union économique en Europe à six (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas). Il faut dire que durant la guerre ils ont accueilli Coudenhove et lui ont donné toutes les facilités pour diffuser ses idées paneuropéennes. Après la guerre, ils ont repris dans leur rang certains cadres nazis, notamment des services secrets.

De nouveau, la paix en Europe est une justification, mais nullement un objectif. Les grands discours sur l’amitié entre les frères ennemis, la France et l’Allemagne, cachent mal que l’objectif final est de combattre l’URSS et ses alliés.

La guerre est finie ?

La situation actuelle est la digne héritière de ce passé.

L’URSS n’est plus. Mais la construction européenne s’est autonomisée en partie de la tutelle américaine.

Les Etats-Unis sont encore aujourd’hui la première puissance économique, et surtout politique et militaire. Cela lui permet de prélever des profits sur l’ensemble de la planète. C’est le dollar qui sert à bon nombre de transactions internationales, notamment pour l’achat des matières premières. La plupart des Etats du tiers-monde s’adossent au pouvoir de Washington pour subsister. De cette manière, les multinationales américaines pénètrent aussi plus facilement ces marchés.

Ce n’est certainement pas du goût des grandes firmes européennes. Elles voudraient que ces gains leur bénéficient en priorité. D’où la construction européenne actuelle. D’où la formation progressive d’un Etat capable de parler d’une seule voix dans le concert international. D’où la constitution d’une armée européenne de 60.000 hommes, qui, pour l’instant, agit sous le couvert de l’OTAN dominée par les Etats-Unis. Mais cela peut changer et, de toute façon, cela leur permet d’acquérir une expérience militaire qui lui fait cruellement défaut, la plupart des interventions étant l’oeuvre des Américains. D’où aussi la définition de zones dans lesquelles l’Union européenne veut absolument agir.

Cette politique ne peut mener à terme qu’à des conflits. Car les Etats-Unis veulent continuer à dominer l’ensemble du monde. Si les Européens mettent la mainmise sur certaines zones, ils devront les arracher à cette hégémonie américaine. Il y aura nécessairement des tensions entre les deux puissances. Celles-ci peuvent déboucher sur des nouvelles guerres mondiales. La fin des hostilités militaires à grande échelle n’est pas pour demain.

Le slogan « L’Europe, c’est la paix » est donc fallacieux. S’il promet la paix à l’intérieur des frontières européennes, il apporte aussi l’aiguisement des confrontations avec les autres blocs et autres puissances.

Verhofstadt, l’apôtre de la paix ?

Le Premier ministre belge se vante d’être un agent de la paix. Mais il crée, dans ses propositions d’avancement dans la construction européenne, toutes les conditions pour déclencher dans le futur de nouvelles guerres.

D’abord, il souligne l’importance de l’arrivée des pays de l’Est pour l’Europe. Enfin, l’Europe est réunie, affirme-t-il. Mais cela se déroule par le biais de l’asservissement des peuples orientaux. Ces nouveaux Etats ne pourront être que des nations de seconde zone dans la construction européenne, centrée sur l’Allemagne et la France (comme dans le projet de Coudenhove). La Pologne et la Tchéquie, pourtant les plus avancées économiquement, servent de base de sous-traitance aux firmes allemandes. Leurs entreprises phares ont été reprises par des multinationales européennes : FSM, la firme automobile polonaise par Fiat ; Skoda par Volkswagen ; la division mécanique de Skoda Pilsen par Siemens ; ... Un certain nombre de paysans vont être chassés de leurs terres par la politique agricole commune. La garantie de l’emploi a été supprimée au nom du marché et de la libre concurrence. Les entreprises publiques ont été privatisées pour la plupart.

Ces conditions de dégradation sociale ne peuvent qu’engendrer des tensions importantes. Mais Verhofstadt insiste pour que les valeurs européennes soient maintenues. Autrement dit, faire en sorte que ces pays, en aucun cas, ne sortent du giron de l’Union européenne, s’ils sont tentés d’y échapper.

Ensuite, Verhofstadt définit clairement dans son programme de travail quatre zones où il veut que l’influence de l’Union européenne se fasse sentir : la Russie, le Moyen-Orient, les Balkans et l’Afrique centrale. Ce sont les régions privilégiées par l’Europe. Il est clair qu’une politique autonome dans celles-ci va entrer inévitablement en conflit avec la volonté hégémonique américaine. L’Union veut que les Balkans soient leur chasse gardée et que cela ne soit plus Washington qui y détermine la politique. Elle veut reprendre le contrôle de ses anciennes colonies africaines, ce qui ne peut avoir lieu qu’au détriment de la présence américaine. Elle préfère une politique plus souple en faveur de la Russie et des Arabes, de telle sorte à négocier avec eux l’approvisionnement en pétrole. De nouveau, cela s’oppose à l’orientation actuelle de la stratégie américaine. Tout cela est source d’hostilités à terme.

Enfin, les responsables européens sont prêts à utiliser l’arme de la guerre pour résoudre les tensions à l’avantage de l’Union européenne. La question de l’armée a été débloquée suite à l’incapacité européenne d’intervenir dans les Balkans. Les Britanniques qui freinaient la progression ont signé un accord avec les Français à Saint-Malo en décembre 1998. Dans l’accord résultant de ce sommet, on peut lire : « L’Europe a besoin de forces armées renforcées, capables de faire face rapidement aux nouveaux risques et s’appuyant sur une base industrielle et technologique de défense compétitive et forte » (8). C’est à la suite de cela que le corps de 60.000 hommes a été créé. Dans sa note de priorité fixant le programme belge pour la présidence européenne, Verhofstadt sous-entend qu’il pourrait employer cette force pour intervenir aux frontières de l’Union si un conflit y dégénérait.

« L’Europe, c’est la paix » cache donc le véritable caractère du projet européen : celui de faire de l’Union une superpuissance rivale des Etats-Unis ; donc de la concurrencer aussi bien sur le plan économique, politique et militaire. Même s’il y a la paix à l’intérieur de l’Europe par l’union, cette unification n’empêche nullement de faire la guerre à l’extérieur.

C’est ce qui risque de se passer. Plus l’Union européenne se renforcera et plus les Etats-Unis deviendront fragiles, plus les responsables européens seront tentés de revendiquer un partage de l’hégémonie mondiale en leur faveur et au détriment de Washington. L’histoire a montré qu’une nouvelle définition des rapports de force se déroule rarement pacifiquement.

Henri Houben

(1) Cité dans Morinosuke Kajima, Jacques de Launay, Vittorio Pons & Arnold Zurcher, Coudenhove-Kalergi : Le pionnier de l’Europe unie, Centre de recherches européennes, Lausanne, 1971, p.3. (2) Jacques Bariéty, « Aristide Briand : les raisons d’un oubli », in Antoine Fleury, Le plan Briand d’Union fédérale européenne, Peter Lang, Berlin, 1998, p.7. (3) Cité dans Jerzy Lukaszewski, Jalons de l’Europe, Centre de recherches européennes, Lausanne, 1985, p.82. (4) Laurence Badel, « Les promoteurs français d’une union économique et douanière de l’Europe dans l’entre-deux-guerres » in Antoine Fleury, op. cit., p.25. (5) Cité dans Elisabeth du Réau, L’idée d’Europe au XXème siècle, éditions Complexes, Bruxelles, 1996, p.81. (6) Cité dans Morinosuke Kajima et alii, op. cit., p.27. (7) Cité dans Jerzy Lukaszewski, op. cit., p.98. (8) Sommet franco-britannique de Saint-Malo, 3 et 4 décembre 1998.


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