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Bruxelles

Action : La Bourse ou la vie !

Rassemblement pour les Actions du Forum Social Mondial du 26 janvier

Pour la première fois depuis 2001, le Forum Social Mondial (FSM) en tant que tel n’aura pas lieu. A sa place une semaine d’action mondiale est organisée par les forces altermondialistes du 21 au 26 janvier pour protester contre la grand messe capitaliste qu’est le forum économique de Davos.






Au delà de Davos c’est l’ordre qu’il incarne que nous combattons. La recherche aveugle de profits engendre la précarisation des travailleur(euse)s, créée des sans emplois, sans logis, sans papiers, sans terres, ainsi que l’accroissement des inégalités sociales et la dégradation de notre environnement.

Au Nord comme au Sud (en Belgique comme dans le reste du monde), les intérêts des classes dominantes s’affrontent au dépend des travailleurs et des "sans". A l’heure où l’on nous impose illégitimement une constitution Européenne, où la Belgique connait sa pire crise politique, où l’on nous demande de travailler plus, plus longtemps, avec moins de protection sociale et dans un monde plus cher venez réaffirmer qu’un autre monde est possible, nécessaire et urgent !

Symbole de l’exploitation des peuples, de leur oppression et du saccage de la planète, rendez-vous à la Bourse le samedi 26 janvier pour une action politiquement engagée et festive. Rassemblement de 13 à 17h

Afin de donner une dimension et une cohérence internationale à cette action, nous mobilisons sur base de l’Appel de l’Assemblée des mouvements Sociaux (AMS) , dit Appel de Belém (A lire ci-dessous)





Invitation à la prochaine réunion de préparation :
le 21 janvier à 19h au Squatt La Comête
(4ème étage - 123 rue royale , Bruxelles, prés de la sortie de métro botanique)






contacter/signer l’appel/proposer/...
26janvier@collectifs.net





AU PROGRAMME


13h à 17h - Rassemblement
A la Bourse de Bruxelles ça va bouger avec du Théâtre-action, du Slam, Concerts et Fanfare, une Messe dédiée à la sainte consommation, quelques mots bien envoyés, à boire et à manger,...


17h - Manifestation de solidarité avec les sans-papiers
Départ à la Bourse de Bruxelles, direction l’Office des étrangers avant de rejoindre l’occupation du 91 rue Royale et les grévistes de la faim.
19h - Rencontre Thé et Concert au 91 rue Royale (1000 Bruxelles) pour manifester notre soutien aux grévistes de la faim
Pour
- la régularisation de tous les sans-papiers
- l’arrêt des expulsions
- la suppression des centres fermés.





premier signataires de l’appel à l’action en Belgique :

ABP (Association Belgique-Palestine), ACC (A Contre Courant), ATTAC Wallonie-Bruxelles, Barricade, Brussels tribunal, CADTM (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers-Monde), Centre Carlo Levi, CLEA (Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association), Dons d’organes, Début des haricots, FAF liègeois (front anti-fasciste),Ferme arc en ciel, Food not bombs Liège, GRAAAV (Groupe de Réflexion et d’Action pour un Autre Art de Vivre), GRAPPE (Groupe de Réflexion et d’Action pour une Politique Ecologique), GTS (Groupe Thomas Sankara de Liège), Kiosque Nomade, MCP (Mouvement Citoyen Palestine) RAP (Résistance à l’Agression Publicitaire), Respire asbl, Solidarités nouvelles, UDEP Bruxelles (Union de défense des personnes sans papiers), Vélorution (Objecteurs de croissance), VIVE Belgique, WIDE (Women In Development Europe), Woningen 123 Logements, 48 fm, ...





A télécharger :


RTF - 15.2 ko
appel l’action "La bourse ou la vie"
RTF - 18.3 ko
Appel du réseau international des mouvements sociaux
RTF - 23.1 ko
collaboration avec le FSdB











PDF - 337.6 ko
Actualisé - Tract La bourse ou la vie (A5 n&b)
PDF - 211.4 ko
4 autocollants la bourse ou la vie (A6 n&b)
PDF - 382.1 ko
8 autocollants la bourse ou la vie (A7 n&b)











PDF - 131.3 ko
affiche la bourse ou la vie (A4 couleur)
PDF - 130.6 ko
affiche la bourse ou la vie (A4 n&b)
PDF - 333 ko
Ancien tract La bourse ou la vie (A5 n&b)










































Appel de Belèm

En route vers Belém, le Réseau International des mouvements sociaux appelle à descendre dans la rue le 26 janvier 2008 afin d’agir ensemble pour un autre monde



Les mouvements sociaux sont aujourd’hui confrontés à une nouvelle étape de l’offensive du système capitaliste dans sa phase néolibérale. Cette période se caractérise avant tout par l’instauration d’un état de guerre globale permanente. Cette guerre prend la forme, pour la majeure partie de l’humanité d’une guerre de recolonisation. Sous couvert de ‘lutte contre le terrorisme’, cet état de guerre vise avant tout au contrôle des ressources naturelles par le pillage des peuples du monde entier. Les projets états-uniens de Grand Moyen Orient ou en Amérique du Sud en sont les aspects les plus visibles. Mais ils ne sauraient cacher les guerres ‘oubliées’ menées sur les continents africain ou asiatique. L’expansion des gouvernements de l’Etat d’Israël s’intègre dans cette volonté de mise sous contrôle de la planète entière.

Les mobilisations des mouvements sociaux contre cet état de guerre permanent incluent la définition de nouvelles solidarités internationales avec les peuples qui résistent. Mais la violence du système prend d’autres formes que la guerre ouverte contre les ‘peuples rebelles’ au credo néolibéral. La répression des mouvements sociaux, la restriction des droits fondamentaux sont une autre arme pour casser ces mêmes résistances. Les occupations militaires, la mise en place de bases étrangères sont une atteinte ouverte à la souveraineté des populations et à leur volonté d’émancipation de la domination impériale.

Les déplacements forcés de population, les expropriations, autres formes de violence, sont les conséquences de la volonté de marchandiser la terre, l’eau et les autres ressources naturelles. Cet état de guerre s’étend à l’ensemble de la société, les violences deviennent la forme naturelle de l’oppression. Les femmes en sont les premières victimes. La planète elle-même subit les conséquences de cette fuite en avant du système. La recherche du profit maximal le plus rapide provoque les changements climatiques et la pollution mettant en crise les équilibres naturels.

Cette violence s’étend également à tous les niveaux de la vie sociale. Le refus de la privatisation des ressources naturelles au bénéfice des transnationales est assimilé au terrorisme En remettant en cause la souveraineté des peuples, l’utilisation et le partage de leurs richesses naturelles ou produites, ce sont les bases mêmes de la démocratie que l’on sape. Les dictatures, la corruption se nourrissent de cette situation. Les droits élémentaires sont niés aux victimes que sont les classes productives, travailleurs et travailleuses des secteurs formels ou informels, paysans et paysannes, etc. Les populations les plus pauvres se voient encore davantage précarisées, au Nord comme au Sud. Des milliards de personnes se voient privées des biens communs élémentaires que sont l’éducation, la santé et le droit au logement.

L’exigence de la souveraineté alimentaire est une réponse des organisations paysannes, de pêcheurs et de l’ensemble des populations visant à satisfaire leurs besoins en toute autonomie vis-à-vis du marché mondial.

Les populations victimes de ces politiques, des conflits qui y sont liés sont souvent contraintes de fuir leur pays. A l’heure de la libre circulation des capitaux, la défense des droits des migrants et migrantes, des réfugiéEs du néolibéralisme et de l’oppression, des femmes qui fuient les mariages forcés ou les mutilations sexuelles, tout comme la défense de la diversité sexuelle, sont des tâches élémentaires des mouvements sociaux que nous sommes.

Le patriarcat se trouve renforcé par le système économique dominant. La traite des femmes et des enfants, la prostitution sont une preuve supplémentaire de la marchandisation de tous les aspects de la vie. La situation des femmes au travail se voit aussi aggravée, en particulier dans les zones franches où elles représentent la plus grande part d’une main d’œuvre sans droits.

Nos ennemis directs sont clairement identifiés. Le G8 tout d’abord, mais aussi la Banque mondiale et le FMI qui imposent des politiques qui sont les vecteurs de cette recolonisation. La dette imposée par ces institutions permet non seulement de permettre la privatisation des richesses du monde entier, mais aussi le transfert des richesses produites au Sud vers les classes dominantes majoritairement basées au Nord.

L’OMC et les accords bilatéraux aggravent encore cette situation, les APE par exemple. Que ce soit pour l’agriculture, le travail, l’environnement, la propriété intellectuelle, les migrations, la libéralisation des services, un cadre s’impose aux peuples du monde entier. Les Etats eux-mêmes impulsent ces politiques, ou les appliquent.

L’enjeu pour les mouvements sociaux est de permettre la convergence des mobilisations globales contre ces ennemis, tant dans les pays en voie de développement que dans les pays développés dont les populations subissent les effets de ces mêmes politiques.

Ce tableau ne doit pas masquer les difficultés que le système connaît pour réaliser ses objectifs. Son projet a connu des échecs significatifs dus aux résistances populaires. Mais notre plus grande victoire est d’avoir détruit l’évidence qu’il n’y aurait pas d’alternative possible. La ‘pensée unique’ a été remise en cause, la légitimité même du système dominant se pose à une échelle de masse.

Dans la continuité du processus du Forum Social Mondial et du travail de construction des alliances entre nos mouvements sociaux, dont la rencontre de Bruxelles en octobre 2006 constitue une étape importante, les mouvements sociaux, ici présents à Belém, appellent à participer activement aux journées d’action globale qui culmineront le 26 janvier 2008.

Belèm, le 30 octobre 2007



Signataires :

- FMJD (Federación Mundial de juventudes democraticas)
- CADTM Belgique
- Alternatives International ( Alternatives Canada, AIC, IPAM, Terrazul, etc )
- Conselho Pan-Amazonico
- Instituto Mauricio Grabois ( IMG) Belém - Brasil
- CUT Brasil
- Marcha Mundial das Mulheres
- Via Campesina
- European Marches against unemployment Precarity and Social exclusion
- Encuentros Hemisfericos
- Poor People’s Economic Human Rights Campaign (PPEHRC), USA
- Jubileu Sul America / Grito continental
- CADTM Pakistan - National Trade Union Federation
- MST
- OCLAE ( Organisation Continental Latino Americana y caribeña de estudiantes )
- Marcha Mundial de las Mulheres
- Focus in the Global South
- CLACSO- LPP / Cebrapaz-pa/Cada)
- Congress of South Africal Trade Union ( COSATU)
- FDIM (Federaçao Democratica Internacional de Mulheres)
- Convergencia de los movimientos de los pueblos de los Americas (COMPA)
- FBOMS
- Grupo de Trabalho Amazonico
- Facultad de Ciencias Política-UNAM - Puente de Ixtla, Morelos- UNAM
- Confederazione COBAS
- Nord-Sud XXI - Suisse
- Vikas Adhyayan Kendra ( India )
- Comité Exécutif régional de l’APC (Assemblée des Peuples de la Caraïbe)
- PAPDA Haiti
- La Ligue pour la Justice, le Développment et les Droits de l’Homme - LJDH - Mali
- Centro Brasileiro de Solidariedade aos Povos e Luta pela Paz (CEBRAPAZ)
- Forum Social Sénégalais ( FSS)
- Kenya Debt Relief Network (KENDREN)
- Anjuman Asiaye Awan - GCAP/MDGs Campaign Coordinator Pakistan
- AMSEL / CADTM Lubumbashi - RDC
- ATTAC MAROC
- FDIM (Federaçao Democratica Internacional de Mulheres)
- Red Mexicana de Acción frente al Libre Comercio - RMALC
































Collaboration avec le Forum Social de Belgique

Comme vous le savez certainement, pour la première fois depuis 2001, le Forum Social Mondial en tant que tel n’aura pas lieu. Les raisons qui justifient ce choix sont notamment que l’énergie, le temps et l’argent nécessaires pour réussir cet événement tous les ans « essouflent » les mouvements, mais aussi et surtout parce qu’il est nécessaire de renforcer les dynamiques locales. Dans cette optique, il a été décidé d’organiser, dans un maximum d’endroits de la planète, une semaine d’action décentralisée en janvier 2008 qui culminera le samedi 26.

Le samedi 26 janvier 2008 sera donc la journée culminante d’une semaine de mobilisation où, à côté de la nécessité de discuter, il est proposé de réaliser des actions allant au-delà des conférences débat. (Pour les actions déjà en préparation au niveau mondial : voir le site du Forum Social Mondial 2008 et le site du FSM)

Au niveau de la Belgique, il a été décidé que, si des actions seront réalisées partout en Belgique entre le 21 et le 25, Bruxelles sera le lieu central de mobilisation le 26 janvier. Pour cette journée du 26 janvier, le Forum Social de Belgique (FSdeB), composé d’ONG, de mouvements sociaux, d’ASBL, de syndicats, etc, a décidé d’organiser un "parcours touristique inédit au coeur de Bruxelles" (Plus d’infos ici). Pour l’essentiel, il s’agit d’une visite alternative de Bruxelles, où plusieurs groupes de « marcheurs » de vingt/trente personnes se déplaceront d’un endroit symbolique à un autre pour assister à des animations sur les thématiques altermondialistes (fiscalité, travail décent, souveraineté alimentaire, eau, santé, environnement,…) portées par les organisations belges.

Cette action est une initiative intéressante à de maints égards et est soutenue globalement par le CADTM. Cependant, nous avons des doutes sur le fait que des animations pour des petits groupes de marcheurs soient suffisants, en particulier en terme de rassemblement et de visibilité. Par ailleurs, engager (et rémunérer) des guides pour une visite dans Bruxelles n’est pas une action altermondialiste telle que nous la concevons.

Dans ce contexte, le CADTM, avec d’autres organisations ( l’UDEP Bruxelles, le CNCD,…) aimerait s’inscrire dans cette journée d’action d’une manière un peu différente mais complémentaire.

Concrètement, nous proposons d’organiser le 26 janvier après midi, un rassemblement (le plus massif possible) à la Bourse de Bruxelles, symbole du capitalisme financier. L’objectif global étant de réaliser une action visible, politiquement engagée et porteuse des grandes revendications altermondialistes, tout en s’inscrivant dans une démarche rassembleuse, festive, pédagogique et militante. Afin de donner une dimension et une cohérence internationale à cette action, l’idée est de mobiliser sur la base de l’Appel de l’Assemblée des Mouvements Sociaux (AMS) « en route vers Belém » ( pour lire l’appel et les signataires de celui-ci, voir ci-dessous). Pour rappel, L’AMS, réseau international réunissant des mouvements sociaux du monde entier ( Via campesina, Marche mondiale des femmes, Jubielle South, …). a réalisé cet appel à l’action à Belém en octobre 2007, à l’occasion du Conseil International du FSM.

Le but global de cette action est évidemment de renforcer l’ensemble du processus « forum social », et non le contraire. A nos yeux, ce projet est tout à fait conciliable avec celui du FSdeB. Il est complémentaire et non pas opposable. Il se réalisera d’ailleurs en collaboration avec la plateforme fiscalité, qui organise, également devant la Bourse, une animation pour les groupes de marcheurs. Ce rassemblement, s’il a lieu, constituera donc un « lieu d’action » supplémentaire aux autres lieux proposé par le FSdeB, et, comme les autres, se proposera de participer à la « convergence » (qui s’est transformé en « fête » sur le tract du FSB) aux halles Saint Gery, en début de soirée.

Même si une série d’idées concrètes et de propositions sont donc déjà sur la table ( podium, prise de parole, fanfares, banderolles, musique, …), la forme et le contenu de ce rassemblement reste à définir et nous souhaitons le faire avec tous les collectifs, organisations, individus qui souhaiteraient s’y impliquer.







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