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Flexicurité en Belgique et en Italie

La Belgique a été une terre d’accueil pour bon nombre d’immigrés venant des régions souvent méridionales de l’Italie, notamment après la Seconde Guerre mondiale. Il fallait gagner la bataille du charbon, selon Achille Van Acker (socialiste flamand plusieurs à la tête du gouvernement belge après 1945). Ce qui signifiait assurer le redémarrage au plus vite de l’économie sinistrée par la guerre. Mais ce fut la main-d’oeuvre italienne, polonaise et espagnole qui fut la plus largement mobilisée pour cette tâche.


C’est dire si les liens entre l’Italie et la Belgique sont multiples et étroits. Certaines parties de Wallonie sont majoritairement composées de résidants provenant dans un passé pas si lointain de la péninsule.

De la sorte, Flora Flamant a pu facilement mettre au point son analyse comparée entre les deux pays et constater que les deux Etats étaient déjà fortement avancés dans tout ce qui concerne les horaires flexibles. Celle-ci se trouve dans les deux fichiers de présentation en annexe.

Ainsi, s’étant débarrassé de Mussolini et de son idéologie fasciste, l’Italie de la sortie de guerre a introduit un système propre d’engagement et de dégagement permanent de la main-d’oeuvre : la Cassa Integrazione. Le principe est que, lorsqu’il y a un excédent de travailleurs par rapport aux commandes prévues, ces salariés sont placés dans cette Cassa. Ils peuvent y rester jusqu’à deux ans, durée qui dépend des contrats et des secteurs dans lesquels ils opèrent. Normalement, ils reçoivent 80% de l’ancien salaire. S’il y a reprise, la firme devra puiser prioritairement dans cet organe. Pour plus de renseignements : Wikipédia en italien. Dans les années 70 et 80, Fiat a largement utilisé ce système pour réduire progressivement son personnel dans une industrie où les ventes avaient tendance à diminuer.

Dans un même souci, les ouvriers belges peuvent être mis en chômage économique (suivant l’article 51 de la loi du 3 juillet 1978). Ce qu’est un motif économique permettant à un employeur de se passer temporairement de ses salariés manuels est assez flou. Le chômage économique s’oppose, sur ce plan, au chômage technique, pour lequel c’est une cause technique (panne, incendie, réfection de l’équipement...) qui provoque l’arrêt de l’usine ou d’une partie de celle-ci. Cela peut durer quatre semaines d’affilée ou trois mois avec des périodes de retour au travail (une semaine sur deux ou trois jours par semaine). Normalement, l’utilisation de ce régime est limitée à un an. L’allocation se monte à 65% du salaire (plafonné) si le travailleur est chef de ménage ou isolé et à 60% s’il est cohabitant. L’ouvrier reste membre de l’entreprise qui l’emploie. Ce système ne concerne pas les employés. Mais il est largement utilisé par les firmes, car elle permet à celles-ci de ne pas payer leurs salariés en cas de baisse conjoncturelle des commandes. Pour plus de renseignements : site de l’ONEM.

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